mercredi 8 avril 2009

LNH : death wish.

Les équipes déjà qualifiées pour les séries passent leurs derniers matches à espérer qu'elles ne creusent pas leur tombe.

Aident-elles à éliminer les bonnes équipes ? N'aident-elles pas à qualifier les mauvaises, qui leur feront payer au prix fort leur générositée en série ?

Quel sera l'objectif des Bruins demain contre le Canadien ?

Les battre à tout prix dans l'espoir très faible de les sortir des séries ?

Les battre pour les retrouver en série ? et régler les comptes de l'an passé, au risque de perdre ses moyens sous le poids de la vieille haine et succomber à nouveau ?

Reposer leurs meilleurs joueurs, éviter une blessure, laisser la victoire et peut-être la 7ème place au Canadien, pour ne pas les croiser en première ronde ?

(PM)

LNH : un détail.

Il se répète partout que l'achat du Canadien est une bonne affaire, puisque l'équipe et le centre Bell gagnent de l'argent.

Rappelons toutefois un détail -ou enfonçons une porte peut-être moins ouverte aux yeux de certains qu'elle le devrait- : la qualité d'une affaire dépend de son prix d'achat.

(PM)

lundi 6 avril 2009

Manger à tous les rateliers

Pourquoi fait-on courir des Formules 1 en Malaisie à des heures indues?

Première partie de la question, "courir en Malaisie".

Que cela soit pour la Malaisie, la Turquie, la Chine ou Singapour, je pense que l'on doit à la générosité et à la grandeur d'âme de Mosley, Ecclestone et autres grands manitous du sport automobile de voir courir des F1 dans des pays sans tradition de sport auto. Ces braves apôtres, à la vocation véritablement missionnaire, font découvrir cette merveilleuse activité à des gens qui vont s'en emmerveiller d'ici peu.

Deuxième partie de la question, "heures indues".

Là, je pense que les grands sportsmen ci-dessus mentionnés atteignent au sublime. Si l'on court là bas à la nuit tombante, c'est pour que le sportif occidental, qui compose l'essentiel du public télévisuel de la F1, ait le temps, revenu de son long jogging matinal, de prendre une douche avant de regarder le départ du Grand Prix, à 11 heures sur le continent, à 10 heures en Grande Bretagne.

Des philanthropes animés de zèle missionnaire, les bonzes de la FIA, de la Foca, de la Fota, etc.. Et dont "on" médit...O tempora, o mores.

Toute tentative d'explication pour d'autres raisons (subventions gouvernementales par ici, autorisation de la pub sur le tabac par là, grosses redevances télévisuelles moyennant horaires confortables ailleurs, etc.) serait le fruit de spéculation d'hommes de peu de foi.

(G.E.)

PS: Deux grands Prix, deux arrivées sous le drapeau jaune. Bientôt la caravane du Tour de France sera plus divertissante qu'un Grand Prix...

dimanche 5 avril 2009

Formule 1 : comedy of errors.

Le GP de Malaisie devait se courir en fin d'après-midi pour les besoins des diffuseurs TV européens.

Bien sûr, cela avait un inconvénient : c'est souvent en fin d'après-midi qu'il pleut -fort- en cette saison en Malaisie.

Bien petit prix climato-sportif à payer pour optimiser des retombées commerciales.

Certains pilotes au coeur mal accroché ou sans contrat publicitaire avec un lunettier en appréhendaient un second : ils n'aimaient pas conduire face au soleil couchant.

Du moins risquaient-ils peu d'être confrontés de manière simultanée aux deux problèmes.

La pluie l'a emporté sur le soleil. La course a dû être interrompue.

Belle réussite sportive, belle réussite commerciale.

L'incertitude de la F1 est aussi grande que celle du sport mais moins glorieuse.

(PM)

vendredi 3 avril 2009

Formule 1 : plus ça change, moins ça...

Le déclassement de Lewis Hamilton en Australie le confirme, un grand prix de Formule 1 et une course cycliste, c'est du pareil au même.

"It ain't finished until it's over" et Lycée de Versailles, c'est-à-dire :

-pour une course cycliste, rien n'est joué avant les résultats des contrôles anti-dopage,

-Pour un grand prix de Formule 1, personne (sauf peut-être Bernie Ecclestone) ne connaît le résultat avant la fin des enquêtes des commissaires et leur décision.

Ne parlons même pas des appels, contre-appels etc.

Et, bien sûr aussi, dans les 2 -et quelques autres ? tous?- "sports", tout le monde ment.

(PM)

mercredi 1 avril 2009

LNH : the Gainey touch.

Qu'a apporté Gainey au Canadien ?

Un retard de 5 matches dans son rebond.

Afin qu'il ne débute pas trop tôt et puisse, qui sait?, durer jusqu'à la Coupe Stanley.

"Chi va piano va sano e va lontano", comme disent les frères K., qui réservent leur rebond pour le 7ème match de la finale ?

Sans compter que tout vient à point à qui sait attendre.

Wait and see, donc.

(PM)

Patinage artistique : nouvelle vague.

Les récents championnats du monde ont démontré qu'il restait possible en 2009 de patiner sur le concerto d'Aranjuez ou le Boléro de Ravel sans être pénalisé par le jury et de remporter le titre avec sur le dos un costume de garçon de café.

Tout ceci dans le cadre de l'épreuve dite "libre".

La créativité n'est pas un vain -mais peut-être un vilain?- mot.

(PM)